vendredi 3 août 2012

L’artiste comédien Thierno Ndiaye ‘’Doss’’ est décédé vendredi à 14 heures à Kaolack (centre) à Kaolalck, des suites d'une longue maladie, .
Le comédien a participé à plusieurs courts et longs métrages et à des pièces de théâtre.

Il sera enterré, ce vendredi, après la prière de 17 heures au cimetière musulman de Léona,de Kaolack

jeudi 2 août 2012

Baïla Wane placé sous mandat dépôt pour des délits portant sur 3,4 milliards

L'ancien Directeur général de la Loterie nationale sénégalaise (LONASE), Baïla Wane, a été placé sous mandat de dépôt, jeudi en fin d'après-midi pour plusieurs chefs d’inculpation allant de l’association de malfaiteurs, usage de faux en écriture, abus de biens sociaux, corruption et détournement de deniers publics évalués à près de 3,406 milliards francs CFA, a appris l’APS.
M. Wane et Ibrahima Condetto Niang, ancien président du conseil d’administration (PCA) de la LONASE, ont été déférés au parquet, mercredi, dans le cadre d’une enquête sur la gestion de cette société publique.

Mises en cave depuis jeudi matin au palais de justice de Dakar, ces deux prévenus ont fait face au juge d’instruction qui a ordonné un mandat de dépôt après une audition.

‘’Baïla Wane est placé sous mandat de dépôt. Il est poursuivi pour association de malfaiteurs, faux et usage de faux en écritures privées, faux et usage de faux en écritures publiques, abus de biens sociaux, détournement de deniers publics et corruption’’, a révélé Me Abdou Dialy Kane, membre du collectif des avocats pour la défense de M. Wane.

Selon Me Kane, les détournements de deniers publics portent sur près de trois milliards et demi. ‘’Au fait les enquêteurs ont scindé la procédure en deux dossiers. Il y a un premier dossier qui porte sur 300 millions de francs et un autre qui porte sur 3 milliards 106 millions 824 mille 827 FCFA’’, a-t-il détaillé devant la presse.

La gestion de la LONASE avait été épinglée par le rapport 2008 de la l’Autorité de régulation des marchés publics (ARMP). Depuis quelques temps; l’ancien directeur général et l’ancien PCA sont l’objet d’une enquête à la section de recherches de la gendarmerie.

Baïla Wane avait été également épinglé dans un rapport d’audit de la Cour des comptes, en 2004, dénonçant des irrégularités dans sa gestion de la LONASE.

Les visites médicales pour le pèlerinage à La Mecque débutent ce jeudi au CICES

Les visites médicales pour le pèlerinage aux lieux saints de l’islam démarrent ce jeudi, au pavillon tertiaire du CICES qui abrite le bureau affecté à l’organisation de cet évènement, annonce le ministère des Affaires étrangères . Les autres formalités administratives pourront également être effectuées, à compter du lundi 6 août, dans les mêmes locaux, selon le ministère des Affaires étrangères.

Suivant les directives du président de la République, Macky Sall, ‘’le package du pèlerin a pu être revu à la baisse malgré le contexte de hausse généralisée des loyers à La Mecque et le renchérissement du rial saoudien’’, renseigne le texte.

Ainsi, précise-t-il, ‘’le coût du pèlerinage s’établit à 2.170.000 FCFA auquel le pèlerin ajoute son pécule de 180000 FCFA. Il aura donc à verser la somme 2.350.000 FCFA’’.

mercredi 1 août 2012

Les Lions atteignent les quarts de finale et croisent Samedi le Mexique

Le Sénégal s'est qualifié en quart de finale du tournoi de football des Jeux olympiques de Londres après son match nul 1-1 contre les Émirats arabe unis, mercredi à Coventry.
Les Lions qui étaient menés au score à la mi-temps sont revenus au score par l'entremise de Moussa Konaté à la 49e minute.

Ce résultat leur permet de terminer à la deuxième place de la poule A, derrière la Grande-Bretagne qui a battu l'Uruguay par 1 but à zéro.

Le Sénégal totalise cinq points en trois matchs avec une victoire et deux matchs nuls.

Bfem à Ziguinchor : Un candidat meurt durant les examens

Un élève en classe de troisième, candidat au Brevet de Fin d'Etudes élémentaires (Bfem) au centre Collège d'enseignement moyen (Cem) Kandé Alassane a trouvé la mort durant la période des examens à Ziguinchor. D’après nos confrères de Direct-Info, le candidat, qui était élève au Cem de Boutoute, avait composé les deux premiers jours. Toutefois, la victime, qui souffrait de maux de tête atroces durant la durée des épreuves, a succombé à cette courte maladie au dernier jour de l’examen. Un décès qui a plongé ses camarades et ses examinateurs dans l’émoi et la consternation. Le président du jury du centre de Kandé Alassane aurait révélé à ses parents éplorés que le candidat devait réussir au Bfem au vu de ses bonnes notes.

Bfem- Insolite au Cem Grand-Yoff : Absente, Titi est déclarée admise

Un fait insolite s’est déroulé au Collège d'Enseignement moyen (Cem) Grand Yoff de Dakar, où unecandidate au Brevet de Fin d'etudes moyennes (Bfem), qui n’a pas fait l’examen, a été déclarée admise. D’après nos confrères de Walf Grand-Place, il s’agit de Titi Sarata Diémé, élève à l’école privée Kocc Barma Fall. Celle-ci devait faire son examen au Cem des Hlm Grand Yoff, mais elle avait quitté Dakar pour se rendre à Ziguinchor à quelques jours du Bfem. 
A la surprise générale, Titi Sarata Diémé a été déclarée admissible, c'est-à-dire autorisée à faire les épreuves du second tour. Informé,le directeur de l’école privé Kocc Barma Fall a appelé son élève pour vérification. « Je suis toujours à Ziguinchor et j’avais dit que je préfère faire mon examen à Ziguinchor. Comment peuvent-ils medéclarer admise », s’interroge la collégienne au téléphone. Selon le journal Walf Grand-Place, certains candidats trouvés au Cem Grand Yoff s’étonnent de ces cas bizarreres. « Il y a des élèves qui viennent d’être déclarés admis aujourd’hui, alors qu’on leur avait dit hier qu’ils avaient échoué », ont révélé certains élèves trouvés au Cem Grand Yoff.

mardi 31 juillet 2012

Moustapha Niasse au perchoir, le parachèvement d'une carrière politique


Moustapha Niasse, comme attendu, a été élu ce lundi président de l’Assemblée nationale, une promotion qui peut s'analyser comme le parachèvement de la carrière politique de celui qui a été la tête de liste de Bennoo Bokk Yaakaar, la coalition de la majorité présidentielle, lors des législatives du 1-er juillet dernier.
Selon la presse, l’élection de Moustapha Niasse au perchoir était déjà actée, après le renoncement de Moustapha Cissé Lô, qui briguait ouvertement ce poste contre le choix porté par Macky Sall sur le premier. "Ce matin, la vie de Moustapha Niasse va changer de cours. Son CV sera garni du titre qui faisait défaut. A moins d’un cataclysme, Niasse sera élu ce matin, …président. Président de l’Assemblée nationale", prophétisait déjà lundi matin L’Observateur.

Né le 4 novembre 1939 à Keur Madiabel (centre), cet ancien administrateur civil, devenu politicien et homme d’affaires, a raté trois fois de suite l’élection présidentielle. Dont deux sous la bannière de l’Alliance des forces de progrès (AFP), un parti qu’il a créé le 16 juin 1999 et dont il est le Secrétaire général.

Après celles de 2000 et 2007, M. Niasse était le candidat de Benno Siggil Senegaal (BSS) à la présidentielle de février-mars dernier. Il était arrivé troisième au premier tour, derrière le sortant Abdoulaye Wade et Macky Sall, qu’il a soutenu dans son élection au second tour, en mars.

Disciple de l’ancien président socialiste Léopold Sédar Senghor, M. Niasse apportait pourtant son soutien au vieil opposant libéral Abdoulaye Wade, élu le 19 mars 2000 en remplacement du socialiste Abdou Diouf. Avec ce dernier, il a gardé une rivalité qui remontait à l’ère Senghor.

M. Niasse est un ancien baron du Parti socialiste (PS) et de son pouvoir qu’il avait lâchés depuis 1998, en le confirmant urbi et orbi le 16 juin 1999. A l’issue du scrutin présidentiel de l’année suivante, il est sorti des urnes quelque part favorisé par le destin (16,8%).

De nouveau candidat en 2007, M. Niasse termina quatrième (5,93% des voix). Ni vainqueur ni perdant, il s’est retrouvé, en 12 ans, tombeur des présidents Diouf et Wade, mais surtout ‘’faiseur de rois’’, en pesant sur les élections respectives de Me Wade et M. Sall.

En récompense, le président Wade, aussitôt installé en avril 2000, le ramena à la Primature, qu’il avait quittée sans gaîté, exactement 17 ans plus tôt, sous le régime de M. Diouf. Le président Sall a voulu le récompenser de son soutien, en le préférant pour le perchoir.

Outre la figure du ministre qui venait à l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse connaît aussi les travées de l’Hémicycle. De mai 2001 à juin 2006, il a siégé comme député aux côtés de ses proches Madieyna Diouf, Amath Dansokho et Madior Diouf, parmi d'autres.

Avec fracas, M. Niasse et ses camarades avaient quitté leurs fonctions pour respecter la légitimité de leur mandat de cinq ans et protester contre la décision de Me Wade, ainsi que l’amendement du Parlement qui avaient décidé de proroger d’un an lesdits mandats.

Cette loi alléguait le couplage des élections de 2007, soit le 25 février pour la présidentielle et le 3 juin pour les législatives. ‘’L’Assemblée nationale a adopté en séance du mercredi 7 février 2007 et à la majorité des 3/5 des membres la composant.’’

A la suite de la victoire surprise ‘’dès le premier tour du scrutin’’, du président Wade, "l’opposition significative" boycotta les législatives de juin 2007. Un an auparavant, M. Niasse et 10 autres députés du groupe Espoir, ainsi d’autres parlementaires, démissionnaient.

Cette protestation visait, au-delà de la prorogation du mandat des députés et du couplage des élections présidentielle-législatives, à marquer une volonté de réaffirmer le pouvoir des parlementaires et rompre avec une Assemblée nationale à la solde du président de la République.

La nouvelle majorité politique, qui a défait le régime d’Abdoulaye Wade, cherche à asseoir son pouvoir, à travers notamment un contrôle de l’Assemblée nationale pour permettre au président Macky Sall de gouverner sans encombre, dans le respect des Institutions.

Au cours de la campagne pour l’élection de 150 députés, le 1-er juillet dernier, cette volonté de puissance des nouveaux gouvernants se heurte à l’affirmation du principe républicain de la séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire. La critique va-t-elle changer de camp ?

‘’Les députés de Benno Bokk Yaakaar ne seront pas les élus de Macky Sall comme [l’ont été] ceux d’un passé récent. [Ils] représenteront le peuple et seront loyaux vis-à-vis du chef de l’Etat choisi comme eux par les Sénégalais’’, a affirmé Moustapha Niasse, récemment à Kaolack.

‘’Nous espérons gagner avec une large majorité pour permettre à l’Exécutif [de dérouler] sans accroc […] le programme de rénovation nationale dont les éléments ont été rassemblés pendant trois ans’’, a dit l’ancien conseiller technique, puis secrétaire d’Etat, ministre et Premier ministre.

L’homme est tenace. Son frère Sako Diop se confiait ainsi à Sud Quotidien: ‘’Moustapha Niasse est un homme imperturbable, très serein et très clairvoyant. Il avance à petits pas, mais il avance sûrement vers l’objectif qu’il s’est fixé.’’

Pour l’ancien archevêque de Dakar, feu le cardinal Hyacinthe Thiandioum, le musulman réputé Moustapha Niasse est ‘’un homme intelligent, formé par Senghor. Il connaît le pays, est l'ami des Arabes et affiche une grande ouverture d'esprit à l'égard du christianisme’’.

‘’Ancien Premier ministre et longtemps ministre des Affaires étrangères de son pays, M. Niasse apportera à la conduite de sa mission l’autorité de l’homme d’Etat, l’expérience du diplomate et un engagement profond en faveur de la paix en Afrique’’, écrivait en avril 1999 Kofi Annan.

L’ex-secrétaire général des Nations unies nommait M. Niasse envoyé spécial en République démocratique du Congo (RDC). M. Annan l’a désigné six ans plus tard membre du Haut conseil pour l’Alliance des civilisations.

Politicien, M. Niasse est aussi un homme d’affaires prospère, généreux avec les étudiants, les malades, les démunis et les artistes sans le sou. Il a des intérêts dans les hydrocarbures, les assurances et l’industrie, mais il garde ses attaches avec la terre qu’il cultive dans le centre du Sénégal.

Marié à Marianne Cissé, l’ancien Premier ministre est père de quatre garçons et de deux filles. Dans une émission radiophonique, le prêcheur Alioune Sall - aujourd’hui candidat à la députation - saluait le culte que le politicien Moustapha Niasse voue à sa mère âgée 97 ans, le donnant en modèle pour les jeunes.

‘’Nous sommes fiers de voir ces populations frétiller d’impatience, d’enthousiasme, de confiance et de foi. Ce pays va changer dans quelques temps. Vous allez voir les améliorations qui vont survenir dans beaucoup de domaines’’, promettait-il lors de la campagne pour les législatives.